D'accord, je passe d'un sujet à un autre mais c'est comme la vie, les situations se présentent à vous sans logique et continuité.
Je pensais à un monsieur que je vois tous les jours en allant au travail. Il est installé dans un abri bus qu'il doit considérer comme sa maison, je pense. Parfois, il dort allongé sur le banc, parfois il fume ou reste assis plongé dans ses pensées. ça fait toujours mal: comment fait-il pour vivre? a-t-il des amis? de la famille? L'autre jour, il est venu dans la pâtisserie où je travaille. Ma collègue l'a servi, moi je suis restée dans l'espace de vente avec elle car, malheureusement, même gentil soit-il, on se méfie toujours. Une fois parti, ma collègue m'a tout de suite dit qu'il sentait l'alcool. Ce qui nous fait déjà en un paragraphe le stéréotype du mendiant: l'alcoolique et le drogué (j'ai dit qu'il fumait). Pourquoi doivent-ils toujours sombrer là dedans? pour oublier leur malheur certes; mais en ferions-nous autant?
Il doit être difficle de s'accrocher à quelquechose de solide quand on est seul et se faire plaisir sans un rond, encore plus. Je me suis dit d'ailleurs que ce devait être la raison pour laquelle il était venu dans la pâtisserie car pourquoi entrer acheter du traiteur (plats que même moi je ne m'offre pas ou guère) si ce n'est pour exister et se faire plaisir une fois?
Je me suis toujours dit que si ça devait m'arriver je ferai le tour du monde à pied. Ils doivent rester dans une ville car ils touchent peut-être quelquechose de l'Etat (le RMI par exemple) mais sans domicile fixe, l'Etat est-il partout? si oui, moi, je parcourais les villes, les champs m'arrêtant quelques jours dans un lieu pour refaire le plein (de sous et d'énergie). Et vous?
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1 commentaire:
Bonjour,
Pour commencer, je me présente, je m'appelle Caroline, je suis en Belgique.
Je trouve ton blog intéressant, je tenterai de donner mon opinion sur les différentes questions..
Par rapport au personnes qui vivent sans domicile fixe, je pense qu'ils sont, entre autre, un des résultats ou conséquences de la manière dont on les a traités et dont on les traite. Le jugement porté sur eux, justement les clichés habituels qu'on entend toujours,... figent et immobilisent ces gens dans une image qui ne peut plus évoluer. Dans la vie, quiconque peut du jour au lendemain se retrouver nu, sans rien, peut-être un peu perdu et malheureux...Si on te dis, "tu es comme ça. Tu fais ça. Tu ne peux pas faire ça. Tu n'a pas droit à ça..." Etc Etc, tu peux facilement croire ce qu'on te dit et rapidement sombrer...Je pense que dans la société actuelle, le capitalisme écrasant rend les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres...
Si tu tombes, même d'une marche, tu peux dégringoler l'escalier tout entier et avoir du mal à remonter. Une chute laisse des blessures aussi, il faut pouvoir les soigner.
Je crois que ce qui arrivent à ces personnes est un véritable engrenage ou un problème en entraîne un autre...Il y a à eut des moments dans l'histoire où cette position dans la société était acceptée et beaucoup moins handicapante... Baucoup même vivent autrement dans le monde entier sans être malheureux et sans se considérer comme diminués parce qu'ils sont en dehors du système. Bien au contraire, quelle fierté que de ne plus ou pas être sans cesse assisté et pouvoir vivre de manière autonome. La véritable question est: Est il encore possible de vivre en dehors du système sans qu'il t'écrase?
On oblige ces personnes à être dans le rang. Elles n'ont qu'un seul chemin qu'ils leur soit proposé, il est bien souvent impossible pour eux de le prendre...Le véritable problème ne vient pas d'eux, mais bien de la manière dont on les juge! Ils ont cru à ce qu'on leur à fait croire...L'espoir est bien souvent éteint... S'ils en avaient encore, ils se sentiraient libre et partiraient faire le tour du monde et se balader à travers les champs comme tu dis... mais ils pensent être dépendants du système.
En fait ils sont pris au piège et coincés... Il faut les aider à croire en leur chemin, à croire en eux tout simplement...Et la vie s'occupe du reste...
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